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Les gestes qui sauvent : que faire en attendant les secours ?

Dernière mise à jour : 24 avr.

Publié par l'A3SL – Association de Secourisme de Seine-et-Marne | Membre de la FFSS


Face à une urgence, les premières minutes sont décisives. Avant l'arrivée du SAMU, des pompiers ou des secouristes, les témoins présents sur place peuvent — et doivent — agir. Ces gestes simples, que l'on appelle les gestes qui sauvent, peuvent faire la différence entre la vie et la mort, ou entre une convalescence courte et des séquelles définitives.

L'A3SL vous présente les situations les plus fréquentes et les bons réflexes à adopter en Seine-et-Marne comme partout en France.


Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une formation aux premiers secours. Pour vous former rendez-vous ici.


Malaise cardiaque - Les gestes qui sauvent.

Étape 1 : protéger, alerter, secourir


Quelle que soit la situation d'urgence, la démarche de base reste toujours la même :


1. Protéger Avant d'intervenir, assurez-vous que la zone est sûre pour vous et pour la victime. Ne prenez pas de risque inutile : un témoin blessé devient lui-même une victime supplémentaire.


2. Alerter Appelez les secours le plus tôt possible :

  • 15 → SAMU (urgences médicales)

  • 18 → Pompiers

  • 112 → Numéro d'urgence européen (fonctionne partout, y compris sans réseau)

  • 114 → Numéro d'urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes

Précisez la localisation exacte, la nature de l'accident et le nombre de victimes. Restez en ligne : l'opérateur peut vous guider jusqu'à l'arrivée des secours.


3. Secourir Appliquez les gestes adaptés à la situation, dans la limite de vos compétences. Les principaux sont détaillés ci-dessous.


Protéger, alerter, Secourir

Arrêt cardiaque : le massage cardiaque et le défibrillateur


C'est l'urgence absolue. Une personne en arrêt cardiaque dispose de moins de 5 minutes avant que le cerveau commence à souffrir de manière irréversible.


Les signes : la personne s'effondre, ne répond pas, ne respire pas.


Ce qu'il faut faire :

  • Allongez la victime sur le dos sur une surface dure,

  • Placez vos mains l'une sur l'autre au centre de la poitrine,

  • Appuyez fort et vite : 30 compressions à environ 5-6 cm de profondeur, à un rythme de 100 à 120 par minute,

  • Si vous êtes formé, alternez avec 2 insufflations (bouche-à-bouche) — sinon, continuez les compressions seules,

  • Envoyez quelqu'un chercher le défibrillateur (DAE) le plus proche et mettez-le en marche dès qu'il arrive,

  • Ne vous arrêtez pas jusqu'à l'arrivée des secours.


Pour compléter "Les gestes qui sauvent", vous pouvez consulter notre article sur le défibrillateur ici.


Étouffement : (les compressions de la manœuvre de Heimlich)


Un enfant ou un adulte qui s'étouffe avec un corps étranger peut perdre connaissance en quelques minutes si rien n'est fait.


Les signes : la personne porte les mains à sa gorge, ne peut pas parler ni tousser efficacement, son visage vire au rouge puis au bleu.


Ce qu'il faut faire :

  • Placez-vous derrière la victime, un pied en avant pour être stable

  • Entourez-la de vos bras, un poing serré juste au-dessus du nombril, l'autre main par-dessus

  • Effectuez des claques dans le dos avec la paume de la main puis 1 à 5 compressions abdominales vers le haut et vers vous, d'un geste sec et puissant

  • Répétez jusqu'à l'expulsion du corps étranger ou l'arrivée des secours


Cas particuliers :

  • Nourrisson (moins de 1 an) : ne jamais faire la manœuvre de Heimlich. Allongez-le face vers le bas sur votre avant-bras et donnez 5 tapes dans le dos, entre les omoplates.

  • Femme enceinte ou personne obèse : effectuez les compressions sur le bas du sternum plutôt que sur l'abdomen.

  • Personne seule : appuyez vous-même votre poing contre votre abdomen, ou projetez votre ventre contre un dossier de chaise.


Hémorragie : stopper le saignement


Une hémorragie grave peut entraîner la mort en quelques minutes. Ne restez pas passif face à une plaie qui saigne abondamment.


Ce qu'il faut faire :

  • Appuyez fortement et sans relâcher sur la plaie avec un tissu propre, un pansement ou à défaut vos mains,

  • Maintenez la pression en continu — ne soulevez pas le tissu pour "vérifier" : cela rompt le caillot qui se forme,

  • Si la plaie est sur un membre et que la compression directe est impossible (corps étranger dans la plaie, amputation…), posez un garrot 5 à 7 cm au dessus de la plaie et notez l'heure de pose (en l'absence de garrot, utiliser une ceinture, un teeshirt ou tout objet pouvant bloquer la circulation sanguine),

  • Allongez la victime et couvrez-la pour éviter l'hypothermie.


Perte de connaissance avec respiration : la position latérale de sécurité (PLS)


Une personne inconsciente qui respire encore risque de s'étouffer avec sa langue ou ses vomissements si elle reste sur le dos.


Ce qu'il faut faire :

  • Vérifiez la respiration (regardez, écoutez, sentez pendant 10 secondes)

  • Si elle respire, placez-la en position latérale de sécurité (PLS) : sur le côté, bouche légèrement vers le bas, genou plié pour stabiliser la position

  • Restez auprès d'elle et surveillez sa respiration jusqu'à l'arrivée des secours

  • Si elle cesse de respirer, passez immédiatement au massage cardiaque


Brûlure : refroidir sans aggraver


Une brûlure mal prise en charge peut s'aggraver rapidement et laisser des séquelles importantes. Dans certains cas il s'agit d'une détresse vitale !


Ce qu'il faut faire :

  • Faites couler de l'eau tiède (15-25°C) sur la brûlure pendant au moins 5 minutes — ni froide, ni glacée

  • Retirez vêtements et bijoux autour de la zone brûlée, sauf s'ils sont collés à la peau

  • Ne percez pas les cloques, ne mettez pas de corps gras, de dentifrice ou de produit "maison"

  • Couvrez avec un pansement stérile ou un linge propre

  • Consultez un médecin ou appelez le 15 si la brûlure est étendue, profonde ou touche le visage, les mains ou les voies respiratoires

  • Au-delà de la taille d'une paume de main, il est important de consulter un médecin.


La clé : se former aux gestes qui sauvent pour agir sans paniquer


Connaître ces gestes, c'est bien. Les avoir pratiqués, c'est infiniment mieux. Lors d'une urgence réelle, le stress peut paralyser même les personnes les mieux intentionnées. La formation permet d'automatiser les bons réflexes pour agir vite et efficacement, même sous pression.


L'A3SL propose en Seine-et-Marne des formations accessibles à tous :

  • PSC1 (Prévention et Secours Civiques niveau 1) : la formation de référence pour le grand public, en une journée, dès 10 ans

  • Initiations en entreprise : sensibilisation aux gestes qui sauvent pour vos équipes

  • Initiations en milieu scolaire : pour que les plus jeunes soient eux aussi acteurs de la chaîne de survie


Quelques heures suffisent pour ne plus jamais se sentir impuissant face à une urgence.



L'A3SL est affiliée à la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme (FFSS) et intervient sur l'ensemble de la Seine-et-Marne (77). Cet article a une vocation informative et ne remplace pas une formation aux premiers secours.

 
 
 

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